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 Le 8°RPIMa dans l'actualité

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23Bima
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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Dim 26 Juil - 18:06

Opérations extérieures : Les volontaires du 8e RPIMa, Liban 1978-Afghanistan 2009
Afghanistan, 18 août 2008. Une section de parachutistes du 8e RPIMa tombe dans une embuscade tendue par les talibans. Dix Français sont tués... Professionnalisé dès 1970, le 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine est de nouveau placé en pointe, dans une dangereuse guerre de contre-insurrection. Reconnu comme l'un des meilleurs outils de combat de l'armée française, attirant souvent les originaux et les meilleurs de chaque promotion, le " grand 8 " illustre la combativité des troupes parachutistes. Un document coup de poing sur le quotidien des paras français. Le récit exclusif des terribles combats d'Afghanistan. Des témoignages incroyables sur trente ans d'opérations extérieures, du Liban à l'Afghanistan en passant par le Kurdistan, le Cambodge, les Balkans et l'Afrique.



Biographie de l'auteur
Frédéric Pons est auteur, reporter de guerre, spécialiste des questions militaires. Il s'est rendu plusieurs fois en Afghanistan. Président de l'Association des journalistes de défense, enseignant à Saint-Cyr, il est colonel de réserve dans les parachutistes.
Prix au environ de 20€.

Amicalement
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Marengo



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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Dim 26 Juil - 18:47

23Bima a écrit:
Tu pose et donne la réponse, c'est tout bon!

Amicalement


Ah, d'accord, je pensais pas qu'il y avait deux uniformes différents pour deux types de défilé
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23Bima
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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Lun 27 Juil - 19:49

Une page se tourne au 8e RPIMa

L’été est en général propice à divers mouvements à la tête des régiments, navires et autres bases aériennes. Normalement, le temps de commandement d’une unité pour un chef de corps (lieutenant-colonel ou colonel) est de deux ans. Passé ce délai, il reçoit une autre affectation.

Le colonel Aragonès n’a donc pas échappé à cette règle. Arrivé au quartier Fayolle en 2007, il a conduit les éléments du 8e Régiment parachutiste d’infanterie de marine (RPIMa) du Groupement tactique interarmes (GTIA) déployés à l’été 2008 dans la vallée de la Kapisa, en Afghanistan. En août de cette année là, le régiment sera endeuillé par la perte de huit des siens, tombés lors d’une embuscade montée par les insurgés dans la vallée d’Uzbeen.

Le 20 juillet dernier, le colonel Aragonès a donc passé le commandement du “8″ au colonel Philippe du Chaxel, au cours d’une prise d’armes à laquelle ont assisté d’anciens chefs de corps du régiment, comme les généraux Irastorza, Stollsteiner et Bosser. Le premier est l’actuel chef d’état-major de l’armée de Terre, le second revient d’Afghanistan où il a dirigé le Regional Command Capital (RC-C) à Kaboul et le dernier est le patron de la 11e Brigade Parachutiste depuis le 1er août 2008.

Cette passation de commandement a également été l’occasion de remettre plusieurs décorations, dont 8 Légions d’honneur, 3 Médailles militaires et des Croix de la valeur militaire, dont une avec une étoile de vermeil a été decernée au colonel Aragonès, qui “s’est particulièrement distingué dans des opérations de grande envergure, notamment dans une région marquée par la présence d’insurgés puissamment armés”.

Après Castres, l’ancien chef de corps du “8″ doit rejoindre un poste d’encadrement au sein de l’enseignement militaire supérieur à Paris. Si l’action de ce dernier à la tête du 8e RPIMa a été saluée, il ne faudrait pas oublier l’initiative de son épouse, qui a lancé l’opération “ruban jaune” pour soutenir moralement les marsouins du régiment engagés en Afghanistan ainsi que leur famille.

Amicalement
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beal



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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Dim 2 Aoû - 7:28

23Bima a écrit:
Opérations extérieures : Les volontaires du 8e RPIMa, Liban 1978-Afghanistan 2009
Afghanistan, 18 août 2008. Une section de parachutistes du 8e RPIMa tombe dans une embuscade tendue par les talibans. Dix Français sont tués... Professionnalisé dès 1970, le 8e régiment de parachutistes d'infanterie de marine est de nouveau placé en pointe, dans une dangereuse guerre de contre-insurrection. Reconnu comme l'un des meilleurs outils de combat de l'armée française, attirant souvent les originaux et les meilleurs de chaque promotion, le " grand 8 " illustre la combativité des troupes parachutistes. Un document coup de poing sur le quotidien des paras français. Le récit exclusif des terribles combats d'Afghanistan. Des témoignages incroyables sur trente ans d'opérations extérieures, du Liban à l'Afghanistan en passant par le Kurdistan, le Cambodge, les Balkans et l'Afrique.



Biographie de l'auteur
Frédéric Pons est auteur, reporter de guerre, spécialiste des questions militaires. Il s'est rendu plusieurs fois en Afghanistan. Président de l'Association des journalistes de défense, enseignant à Saint-Cyr, il est colonel de réserve dans les parachutistes.
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C est vrai ,pas mal dans l ensemble .
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23Bima
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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Sam 8 Aoû - 16:19

Afghanistan. Retour dans la vallée de la mort
Paru dans Match

Il y a un an, le 18 août 2008, dix soldats français tombaient dans une embuscade des Talibans. Récit de leurs dernières heures héroïques
interview Patrick Forestier - Paris Match

Notre reporter a rencontré Frédéric Pons, ancien officier du « Grand 8 » devenu spécialiste des questions de défense. Il revient sur la tragédie de l'Uzbin en 2008
Comment avez-vous travaillé pour écrire ce récit ?
Frédéric Pons. J'ai confronté les rapports officiels, les témoignages des rescapés et de leurs chefs, et ce que m'ont dit les familles, notamment celle de Julien Le Pahun. Grâce à elles, j'ai pu comprendre le sens de l'engagement de ces jeunes, leurs espoirs et leurs doutes, mais aussi et surtout la détermination qui explique leur comportement au feu. Les familles m'ont aussi confié des témoignages poignants, des lettres. Par exemple, pour Julien Le Pahun, qui allait fêter son vingtième anniversaire le 20 août, deux jours après l'embuscade. La veille, il s'était rendu à la messe du dimanche célébrée à Tora par Mgr Le Gall, l'évêque aux armées. Ce n'était pas son habitude. Il avait discuté avec l'aumônier à propos de cette phrase du "Je vous salue Marie": "Priez pour nous maintenant et à l'heure de notre mort..." Le 16 juillet, avant de partir pour l'Afghanistan, il avait écrit sur son blog : "J'ai juste envie de dire que la mort est devant moi et qu'elle est terrifiante..." A Roissy, quand il quitte ses parents, il a les yeux embués de larmes. Il dit : "Aujourd'hui je pars mener une guerre à 5 300 kilomètres de ceux que j'aime. Quoi qu'il arrive, pensez à moi comme l'homme que je suis devenu."

Avec le recul, peut-on considérer que cette mission de reconnaissance était suffisamment bien préparée ?
Le 15 août, trois jours auparavant, une première patrouille est allée jusqu'au village de Sper Kunday, qui marque le début de la zone des combats. Le capitaine commandant la compagnie Carmin et le lieutenant chef de la 3e section [Carmin 3] prennent alors contact avec la population mais ne reconnaissent pas le col, faute de temps. Des villageois leur confirment la présence des talibans et les mettent en garde : "Ne vous éternisez pas", conseillent-ils. Les officiers répondent : "On reviendra." Toute la vallée sait que les Français veulent reconquérir le terrain. Les Italiens, qui occupaient le poste avant eux, ne sortaient quasiment plus depuis qu'ils avaient eu à déplorer un mort.

Côté français, on devine bien que les talibans sont au courant qu'une entreprise de reconquête du terrain est en marche.
Oui, tout le monde le sait. Du coup, après avoir observé les modes d'action français, les insurgés préparent une nasse, une embuscade, en aménageant des postes de tirs et en stockant des munitions au sommet et derrière le col, et sur les itinéraires de repli. Leur capacité de mobilisation et leur puissance de feu étaient connues mais n'ont pas été suffisamment prises en compte. Il n'y a pas eu, ce jour-là, de reconnaissance aérienne qui aurait peut-être décelé les postes de combat ennemis. Les Français ont donc très peu de renseignements sur une zone dont on sait, pourtant, qu'elle est infestée de talibans. Il n'y a pas non plus de commandement et de coordination sur le terrain entre les deux sections afghanes, les deux sections françaises et le groupe d'une dizaine d'hommes des forces spéciales américaines. Personne ne commandait vraiment...

Je me souviens que les moudjahidin pratiquaient le même type d'embuscade contre les Soviétiques qui, pour les éviter, déposaient en hélicoptère leurs commandos sur les crêtes. A ma connaissance, il n'y a pas eu de demande d'hélicoptères ou de drones pour cette mission.
Ce 18 août, les hélicoptères français n'étaient pas disponibles. Ils servaient à transporter ou à protéger une mission américaine d'inspection du poste de Tora, d'où est partie la patrouille, avec le général McKiernan, le commandant de l'Isaf. Le colonel de Cevins, patron du bataillon français de Kaboul, et le capitaine Crézé, chef de Carmin, ont été occupés toute la matinée à recevoir ces VIP.

C'est le parachutiste Le Pahun qui sera abattu le premier.
Il était le voltigeur de pointe de la section. A 50 mètres du col, il est fauché par une rafale. Ses camarades de Carmin 3 retrouveront son corps à l'aube. C'est le début de furieux combats. Damien Buil, le chef de groupe qui est parti le chercher, revient en titubant. "Je suis touché au ventre", dit-il avant de tomber, à découvert, au milieu de la piste. Marchand, Darchy et Gros veulent à leur tour y aller. Soudain surgit un taliban. Darchy vide la moitié de son chargeur sur lui. Pendant ce temps, Marchand tire le blessé derrière le rocher où sont abrités ses camarades. Ils lui enlèvent son casque, son gilet pare-balles percé par les éclats, posent un pansement compressif. Damien veut vivre. Il résiste pour sa femme Aurore, enceinte d'un petit garçon, et pour Lilou, sa fillette de 2 ans et demi.

Les talibans attendaient visiblement les Français.
Oui, ils ont su quand ils ont quitté leur base de Tora, puis les ont vus venir de loin, entrer dans la vallée, progresser ensuite à pied vers eux. Ils disposent de fusils-mitrailleurs, de tireurs d'élite équipés de fusils Dragunov à lunette. Ils tirent d'abord sur les premiers éléments français. Ensuite, leurs snipers cherchent à éliminer le chef de la section, l'adjudant Gaëtan Evrard, blessé, et son radio, qui sera tué. Les talibans sont à cinq contre un. Les Français tentent de se regrouper pour se dégager du feu ennemi. Les avions et les hélicoptères américains arrivés un peu plus tard mitraillent les talibans qui essaient alors de s'imbriquer au milieu des Français. C'est presque du corps à corps. Un taliban surgit à 20 mètres de Dussat. Darchy lance une grenade et "sèche" l'insurgé. Au même moment, l'adjudant Evrard est touché à l'épaule. Ils sont quatre soldats à se serrer derrière un petit rocher. Le tireur d'élite Kevin Chassaing réussit à éliminer un sniper à 450 mètres. Mais les talibans ripostent, sautant de rocher en rocher. Alexis Taani, le radio, alterne bouche-à-bouche et massage cardiaque sur un blessé. Une balle lui traverse la main et frappe Buil, qui s'éteint peu après. Les talibans ont compris et concentrent leurs tirs sur ce petit groupe. L'adjudant Evrard est menacé. Taani se dresse devant lui pour faire écran. Des balles claquent dans son dos. Il vient de se sacrifier pour sauver son adjudant. Darchy et Chassaing le traînent sur la piste pendant que trois camarades vident leur dernier chargeur pour les couvrir. Le premier, Darchy, prend une balle dans le tibia. Chassaing tombe, touché à la cuisse. Un second projectile le frappe en pleine tête. Un taliban surgit devant Darchy. Il n'a plus que son pistolet automatique. C'est quitte ou double. A 20 mètres, il vide son chargeur. Le taliban s'effondre.

Des soldats français se sacrifient pour sauver leurs camarades...
Le caporal-chef Penon a le genou fracassé par une balle. Blessé, l'adjudant ne peut pas le porter. Il faut courir. L'infirmier préfère rester, lucide sur son état. Il sera découvert mort près du même rocher, après avoir épuisé ses munitions pour couvrir le départ de ses camarades. Plus loin, une balle percute le casque de Garabedian. Il est sonné mais Nicolas Grégoire l'entraîne vers un rocher. Soudain, un cri, une chute : le caporal-chef Grégoire est fauché à son tour. Garabedian se précipite sur lui et reçoit comme une immense claque dans le dos, qui le jette au sol. C'est une volée d'éclats, heureusement arrêtée par son gilet pare-balles. Plus loin, Paul, Hamada et Waetheane progressent accroupis. Une balle casse le bras d'Hamada. Waetheane est lui aussi touché. Il réussit à sauter un muret mais les impacts les poursuivent. Waetheane, touché une seconde fois, a la force de courir s'abriter derrière un rocher. Le groupe lui injecte une dose de morphine et lui fait un garrot.
A côté se trouve Anthony Rivière, 22 ans, qui se plaint du ventre. Il n'y a pourtant ni sang ni impact sur son pare-balles. On découvrira que ce jeune Réunionnais a pris dans le tibia une balle qui est remontée jusqu'au foie, provoquant une hémorragie interne fatale. Hamada, lui, ne sent plus son bras droit, retourné dans son dos. Tout seul, il le ramène devant, récupère le garrot tourniquet dans sa trousse, le pose sur la blessure et serre avec les dents. Il renonce à la morphine pour ne pas s'endormir. Lui aussi veut vivre, par amour : sa femme est enceinte.

Les parachutistes français sont parfois si près des talibans qu'ils les entendent parler.
Oui, ils descendent de façon espacée et crient pour se parler. A un moment, Gros comprend qu'ils sont arrivés à hauteur du secteur où se trouvent les corps de Buil, Chassaing et Taani. Ils devinent que les talibans dépouillent leurs camarades, récupèrent leurs armes. Marchand les entend rire. Il imagine la curée. Pour lui, c'est trop. Il lance une première grenade défensive quadrillée, qui en couche quatre ou cinq. Du coup, c'est le silence. Il veut jeter la seconde mais, blessé au bras, n'arrive plus à la dégoupiller. Gros voit quatre talibans se redresser au moment de la première explosion. D'une rafale, il en tue deux. Deux autres se mettent à vociférer dans leur radio. Une nouvelle grenade ramène le silence. Il détecte un autre taliban sur la droite, tire, le blesse et en abat un troisième venu l'aider. Les paras ont su rendre coup pour coup pendant des heures.

Au fil des heures, ils ont quand même le moral qui baisse.
C'est sûr, mais sans perdre leurs moyens. Ils restent très solidaires. Ils se parlent beaucoup d'un rocher à l'autre. Bien entraînés, ils ont la foi et sont disciplinés. Lorsque le caporal-chef Marchand ne peut plus bouger, il demande à ses hommes d'aller chercher de l'aide. Lui attendra sur place. "Pas question, répondent ses hommes. On ne vous laisse pas." "Ça ne sert à rien", gueule Marchand en leur jetant un caillou. "C'est un ordre !" Les soldats obéissent. Marchand se retrouve seul. Trois talibans descendent dans sa direction. Waetheane, Paul et Garabedian sont couchés dans un talweg. Les insurgés passent sans les voir. Marchand serre plus fort sa grenade, sa dernière arme. Il ne bouge plus. Les talibans ne s'arrêtent pas, le croyant mort. Le caporal-chef hallucine : il pense voir le soleil monter, alors qu'il est en train de se coucher. Au bout d'une heure, il décide de descendre, à son rythme. Mais, juste un peu plus haut, un fusil-mitrailleur tire de courtes rafales pour bloquer le passage. La seule solution, c'est sa dernière grenade. Il se concentre, respire un grand coup, la dégoupille calmement et la lance au plus juste. Abasourdi par ses tirs, le taliban n'a pas entendu la cuillère sauter. Il disparaît dans l'explosion. La voie est libre. Soudain, un hélicoptère américain fonce droit sur lui. Il est à 10 mètres. Marchand croit qu'il va se faire buter pour ses camarades ! De son bras valide, il fait de grands gestes lents. Le pilote hésite, manœuvre un quart de tour à gauche et tire une salve de roquettes loin derrière le caporal-chef, qui entend des cris. L'hélicoptère vient de lui sauver la vie en anéantissant un nid d'insurgés. Il hurle sa rage de vivre et ne peut s'empêcher de crier aux talibans : "Bandes de chiens."

On a dit que les soldats français étaient partis sans beaucoup de munitions.
Ils avaient une dotation maximale, compte tenu du poids à porter : 7 ou 8 chargeurs chacun, soit environ 200 cartouches. Mais le combat a duré cinq à six heures, à haute intensité, et ils ne pouvaient pas être réapprovisionnés. Même les véhicules blindés qui les appuyaient depuis le village, 600 mètres plus bas, se sont trouvés à court. Les projectiles des talibans ricochaient sur leurs blindages. Ils sont allés se réapprovisionner chez les Américains, restés en retrait pour guider les avions.

Les renforts ont-ils mis longtemps à arriver ?
Vingt-cinq minutes après l'alerte, le capitaine Crézé partait du poste de Tora à la tête de 80 soldats répartis dans 20 véhicules blindés, en demandant un appui aérien. Il a mis une heure vingt pour arriver sur place alors qu'il faut deux heures en temps normal.

Ces soldats étaient-ils trop jeunes et mal entraînés pour aller combattre en Afghanistan ?
Jeunes, c'est vrai. Mal entraînés, c'est faux. Depuis la nuit des temps, les soldats sont toujours jeunes, par définition. On a oublié que le service militaire était à 18 ans. S'ils n'avaient pas été aussi bien entraînés, ils seraient peut-être tous morts. C'est ce qui a sauvé les rescapés, qui souffrent d'ailleurs de ces accusations. On peut dire que ce sont des gamins, mais ils n'ont pas paniqué. Ils ont 20 ans, des parents, une fiancée ou, pour les plus âgés, des enfants. Ils pensaient à eux pendant les combats. On a entendu des blessés crier : "Maman, je ne veux pas mourir !" Mais ils se sont battus comme des lions en pensant, justement, à leur famille ou à leurs copains. C'est ce qui les a fait tenir sous le feu, avec la rage de se battre et de vivre, sans cesser de s'encourager les uns les autres. Leur section était une famille. Plusieurs se sont sacrifiés pour leurs copains.

Un an après cette embuscade, que sont devenus les survivants de la section Carmin 2 ?
Ils sont au régiment, à Castres. La section Carmin 2 est en sommeil. Les survivants pansent leurs plaies physiques et morales. Les blessés poursuivent leur rééducation. Mais le plus dur, ce sont les blessures psychologiques, qui perdurent. Hantés par leurs souvenirs, ils se posent beaucoup de questions, notamment sur le montage de cette patrouille du 18 août 2008, sur l'absence des mortiers, sur l'arrivée des renforts, sur le comportement ou les choix de tel ou tel chef. Beaucoup estiment ne pas encore avoir eu toutes les réponses. Ils souffrent aussi d'un sentiment de culpabilité d'être revenus vivants. "Est-ce que j'ai bien agi par rapport aux autres ?" "Qu'est-ce que les autres n'ont pas fait pour moi ?" Ils se tournent très souvent vers leur adjudant, Gaëtan Evrard, un père de famille meurtri, devenu un autre père pour les jeunes rescapés de l'enfer de la vallée de l'Uzbin. Ils continuent de voir les familles des copains morts au combat. Le fort esprit de corps du 8e RPIMa contribue à cicatriser les blessures. Le 19 juillet dernier, sept d'entre eux ont été décorés de la médaille militaire, ce qui est exceptionnel pour des soldats du rang aussi jeunes, âgés d'à peine 20 ans. Quant aux talibans qui ont mené l'embuscade, la plupart d'entre eux - près de 80 - et la quasi-totalité de leurs chefs ont été éliminés pendant la contre-offensive et dans les opérations qui ont suivi.

Amicalement
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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Dim 9 Aoû - 0:26

Tres emouvant !
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sako



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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Dim 9 Aoû - 8:59

oui
malheureusement, l'histoire de la section du 8è rpima va tomber dans l'oubli du grand public. Elle restera dans le coeur de tous les combattants et de leurs proches, quelle que soit leur histoire , leur epoque.
Au moins de nos jours nos combattants sont bien vus. je me rappelle mon directeur de cours à Lorient qui est né en Indochine et qui a été rapatrié avec son père officier de la Legion: il a vu tous les blessés qui ne pouvaient débarquer à Marseille à cause des manifestants qui étaient contre la guerre...
La guerre en Afghanistan est nécessaire pour moi. et quand je suis peinard devant ma télé avec une bière à la main, j'ai une pensée pour nos camarades..parfois je les envie...
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Rogue2332



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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Dim 9 Aoû - 22:16

Merci 23Bima ne nous avoir donné accès à ce récit qui éclaircit beaucoup les évènements. C'est très émouvant, j'étais loin de m'imaginer que cela s'était produit ainsi.

Ce qui m'énerve un peu par rapport à la manière dont de telles opérations sont menées parfois c'est que l'on a accès à des informations historiques que l'on n'utilise pas. Les russes avaient apparemment trouvé la parade, pourquoi est-ce que l'on n'a pas fait systématiquement pareil lorsque l'on sait que ça marche. On dirait que de nos jours on ne regarde pas assez sur les combats de guerres passées qui pourtant se sont produits sur le même terrain contre des adversaires qui utilisent les mêmes tactiques.
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sako



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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Lun 10 Aoû - 8:09

j'ai ouïs dire que certaines unités du cos ont ressorti les archives de l'Algérie. Même configuration de terrain, même type d'ennemi dans sa façon de combattre ... les anciens qui faisaient les fouilles de grottes ont beaucoup à nous apprendre. Même si la technologie peu changer un peu la donne.
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Fangio



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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Mar 11 Aoû - 23:57

Le même article que celui proposé par 23Bima, plus ou moins détaillé au format PDF:
http://www.defense.gouv.fr/terre/content/download/130860/1143952/file/article_afghanistan-les-blesses-temoignent%5B1%5D.pdf
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beal



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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Ven 11 Sep - 14:00

C est plus complexe que ça .
Déjà depuis des années le Pakistan jouait double jeu , le nouveau président a décider de passer a l offensive dans les zones tribal.
Ce qui fait que les TALIBANS ne sont plus en sécurité de l autre coté de la frontière, ils ont donc deux fronts : en AFGHANISTAN et au PAKISTAN.
Ne pas prendre les russes en exemples , je m explique : ils ont envahies l Afghanistan et ils ont eu tout un peuples a combattres : MASSOUD, les Chefs de guerre , les talibans ,les paysans etc etc .... aujourd hui ce n est pas le cas , outre les talibans , ils restent quelques chefs de guerre notoire qui voient l ISAF d un mauvais oeil a cause de leurs traffics mais la population dans l ensemble ne combat pas l OTAN , ils essayent de survivres et ne veulent qu une chose la paix !

Pour avoir fait une fouille de grottes , rien a changer depuis l AFN , faut monter avec ses petites jambes très haut dans la montagnes car aucun moyen moderne ne peut le faire ! la différence c est que l on pèse 50KG de plus que nos ainés , c est ça qui nous pénalise mais est ce bien pour un mal ? certains vont dire oui , j en connais meme qui grace a ce surpoids on eu la vie sauve ( merci CYRAS !) d autre ne seront pas d accords mais doit on vraiment abandonné nos "carapaces" en plaque de céramiques ou avoir plus de gars sur le carreau ?
Meme moi , j ai pas la réponse et puis meme sans le surpoids , je ne suis pas sur que l on ferait mieux .

Aujourd hui on intègre le "zero mort au combat", plein de technologie ,les hommes sont chargés comme des mulets donc les guerres passés doivent rester dans le passé meme si on doit en tenir comptes.
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23Bima
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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Dim 1 Nov - 16:23

Castres. Les réservistes du «8» en Suisse

Cette année plus de 150 équipes de 19 nationalités différentes se sont affrontées lors de la 18e édition du Swiss Raid Commando. Parmi elles, deux équipes de réservistes du 8e RPIMa. Grâce à la coopération de la France, pour la première fois, la zone de compétition a été étendue au delà de la frontière suisse, offrant de nouvelles épreuves aux concurrents.

Cette nouveauté a rendu encore plus difficile physiquement et techniquement cette compétition. Au classement général, la 1re équipe des réservistes du 8e RPIMa, celle du LCL Espinosa, est 47e alors que l'équipe du LTN Graissaguel termine 97e. Le réalisateur Romain Clément a suivi les équipes de réservistes du 8 pendant l'épreuve. Ce documentaire sera diffusé sur France 5 le dimanche 18 octobre à 16 h 40 et 20 h 35 ainsi que le 22 octobre à 16 h 25.L'équipe compagnie classée 97e : Ltn Graisaguel, Sch Layral, Sgt Royer, marsouin Vidal. L'Equipe 47e Place : Lcl Espinosa, Cdt Marty, Ltn Ronzier, Adj Paulin.



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MessageSujet: Re: Le 8°RPIMa dans l'actualité   Dim 1 Nov - 16:28

Les familles de deux soldats français tués en Afghanistan vont porter plainte

Les familles de deux des dix soldats français tués au combat lors d'une embuscade tendue par les talibans en août 2008 dans la vallée d'Uzbin en Afghanistan ont décidé de porter plainte, rapporte jeudi "Le Parisien/Aujourd'hui en France". Leur avocat, Me Gilbert Collard, a confirmé à l'Associated Press qu'une plainte contre X serait déposée lundi devant le tribunal aux armées de Paris (TAP).

Les parents du parachutiste Julien Le Pahun, 19 ans, et l'ex-épouse du sergent Rodolphe Penon, 40 ans, qui agit au nom des deux enfants du défunt, sont à l'origine de cette action en justice.

"C'est quelque chose de nouveau", a reconnu devant la presse le général Christian Baptiste, porte-parole du ministère de la Défense. "C'est une démarche de deux familles qui pensent, en faisant cette action, sûrement avoir plus d'informations. Nous n'avons pas à juger cette démarche. Il appartiendra maintenant à la justice de savoir si cette démarche, cette plainte est recevable", a-t-il ajouté sans faire davantage de commentaires.

L'avocat des deux familles, Me Collard, a précisé que la plainte contre X qui sera déposée lundi devant le tribunal aux armées de Paris (TAP) le sera pour "mise en danger délibérée de la vie d'autrui". Il a dit ignorer si d'autres familles pourraient se joindre à cette plainte.

"Nous sommes en droit de connaître la vérité", explique dans les colonnes du journal Joël Le Pahun, le père du jeune parachutiste. "C'est une décision mûrement réfléchie. Depuis plus d'un an, nous nous posons beaucoup de questions sur ce qui s'est passé là-bas (...) Or nous avons très peu de réponses".

Selon lui, "cette plainte ne vise pas le président de la République, son gouvernement ou le chef d'état-major des armées" mais "des individus qui n'ont pas, à notre sens, assumé leurs responsabilités, qui n'ont pas su gérer la mission qu'ils devaient mettre en place". "Nous soupçonnons l'existence d'une série de manquements dans la chaîne de commandement", a-t-il estimé.

Il rapporte notamment que "l'officier qui a organisé la mission et qui devait l'encadrer n'a finalement pas participé à la patrouille de reconnaissance". Par ailleurs, l'interprète afghan des soldats "a mystérieusement disparu du camp la veille de la patrouille (...) Il s'est enfui", explique Joël Le Pahun. Peu après, "un autre interprète a été aperçu utilisant un téléphone. L'appareil lui a été confisqué et l'incident rapporté à la hiérarchie" mais l'homme a ensuite été encore surpris "avec un autre téléphone". "Malgré ces faits troublants, la mission a été confirmée", ajoute-t-il.

En outre, "il n'y a pas eu de reconnaissance aérienne préalable, avec des hélicos et des drones, alors qu'on savait que le terrain était aux mains des talibans", note M. Le Pahun. "Tout le monde savait aussi que les Italiens, auxquels nos soldats venaient de succéder dans cette zone, n'avaient rien fait pendant leur séjour là-bas, restant retranchés dans leur camp".

Le 18 août dernier, dix soldats français, dont huit hommes du 8e RPIMa, avaient trouvé la mort dans une embuscade tendue dans la vallée d'Uzbin à l'est de la capitale afghane.

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