en fait au maintien de l'ordre, il y a une rangée de boucliers? Chacun est binômé avec un élément qui fait partie de la deuxième ligne cachée derrière celle des boucliers. Cet élément était autrefois armé d'un fusil (mas 36 ..crosse en bois) afin de repousser les manifestants (le bouclier sert essentiellement popur la protection, un peu aussi pour repousser...). Le rôle du fusilier est aussi d'assister son bouclier car celui ci est plus handicapé dans ses déplacements et comme il a un bras de pris , il est aidé par le fusilier pour mettre le masque à gaz(anecdote: lors d'un exercice mo au kosovo la pm danoise a une tactique bien à elle: lorsque les grenade lacry ont fusé, l'ordre de mettre les masques est arrivé après... puis, alors que le gaz diffusait déjà, la ligne de bouclier a tout simplement déposé les boucliers à terre! les "manifestants" ne se sont pas priés pour canarder leurs collègues...un blessé qui a pris un pavé en bois dans le masque, tombe inanimé au sol, le masque explosé, le visage à côté d'une grande qui diffusait son gaz..)
Sinon pourle fonctionnement d'un peloton (à mon époque): commandé par un sous off supérieur (je pense maintenant que ce doit être les lieut) qui possède une radio type trpp. Les "fusiliers" sont maintenant équipés du baton de protection à double poignée létérale (BPDPL) soit un grand tonfa à deux poignée..que j'ai jamais trouvé pratique notamment lors des charges). quelques fusiliers sont armés du famas qu'ils portent dans le dos (maintenant il existe en dotation des carabines de précision Tikka : sont elles utilisée pour le MO en tant que contre tireur?) sinon l'armement est le pistolet semi automatique glock)
les LG souvent en arrière et aux ordres du cdt escadron sont dotés du cougar
spécificité du peloton d'intervention dans lequel j'étais affecté: interpellation des casseurs, reco barricade,renseignement, démolition barricade(par treuil ou percussion avec le vbrg "lame" ,balisage (voir photo tactique gauloise ou l'on voit les membres du PI faire passer leurs collègues en balisant la brèche dans la barricade (semble pas trop utile,mais de nuit+lacry et fumée noire celà se justifie plus). les débris sont balayés vite fait: si les premiers tombent...
Le PI est commandé par un officier mais surtout il est encadré par des sous-officiers instructeurs d'intervention professionnels et franchissement. Il comporte plusieurs membres moniteurs d'intervention. Beaucoup sont moniteurs commando, parfois instructeur commando (passé au CNEC de montlouis bien entendu).Le rôle du PI est en plus des missions normales d'un peloton de gendarmerie mobile (garde, renfort gendarmerie départementale...) est chargé des interpellations sensibles, parfois en soutien du gign (maintenant celà est peut être plus réservé au PI2G), la protection rapprochée de personnalité (rare),des transfèrements sensibles (j'ai par exemple transféré un jour le roi de l'évasion),. l'armement (toujours à mon époque) allait du pa mas g1, en passant par le hk mp5, le frf1 (parfois le FRF2), le fusil à pompe, tonfa, cougar... le matériel va du bouclier antibalistique , au visière par-balle montée sur les casques, le matos d'escalade, le bélier...
Le personnel est volontaire pour y servir. Des sélections sont organisées en fonction des places vacantes. Les tests sont accessibles.Il faut avoir l'esprit sportif,aimer l'intervention.Escellent tremplin pour le gign. Ce qui importait le plus autrefois, étais l'avis de l'ensemble de l'équipe. Maintenant c'est souvent l'officier qui décide qui va incorporer l'unité. Et bien souvent ,un jeune lieutenant de 23, ancien St Cyrien, croyant tout savoir et méprisant ses sous-off, se trompe parfois dans son choix (çà sent le vécu...)